Les projets des participants à l’Atelier Urbain AIX 2040 édition 2015

Groupe 1 :

ENCAGNANE, ENTITÉS JARDINS
groupe 1 OKAgroupe 1OKB copie

 

 

 

 

 

 

 

Groupe 2 :

VIVRE EN GRAND ENSEMBLE

groupe 2 A

groupe 2 B

 

 

 

 

 

 

 

 

Groupe 3 :

AIX IS DIAGONAL

groupe 3 A

groupe 3 B

 

 

 

 

 

 

 

 

Groupe 4 :

GREEN-CAGNANE

groupe 4 A

groupe 4 B

 

 

 

 

 

 

 

 

Groupe 5 :

AIX-EN-L’AIR

groupe 5 A

groupe 5 B

 

 

 

 

 

 

 

 

Groupe 6 :

LA MACHINE-OUTIL DE L’INNOVATION E40

groupe 6 A

groupe 6 B

 

 

 

 

 

 

 

 

Groupe 7 :

FAB-LAB METROPOLITAIN

groupe 7 A

groupe 7 B

 

 

 

Thématique de l’Atelier Urbain AIX2040 édition 2015

« Plaisir d’habiter en ville autrement »

Nouveaux modes d’habiter dans « le quartier moderne » d’Encagnane

L’étalement urbain d’Aix-en-Provence avec les difficultés engendrées (ville sans structure, consommation d’espace rural et paysager, problème de transport et desserte, pollution…) a conduit l’association DEVENIR, dans le cadre des réflexions sur le futur PLU (Plan Local d’Urbanisme) de la ville, a inscrire le projet de développement urbain dans une perspective de requalification des quartiers périphériques du centre historique en accompagnement de leur densification avec création de nouveaux immeubles, rehausse d’immeubles existants et remplacement de constructions existantes.

La requalification de ces quartiers à densifier est le moment privilégié pour définir les rues et places nécessaires à leur bonne desserte et introduire une qualité d’immeubles de logements, en particulier dans leur disposition spatiale et architecturale qui soit une alternative à la maison individuelle réalisée dans la grande périphérie de la ville.

Donner envie d’habiter autrement est l’ambition portée par DEVENIR en étant attentif à la composition urbaine des rues et places, à la préservation des espaces verts, à la sauvegarde des éléments patrimoniaux et identitaires du quartier, à la qualité architecturale des nouvelles constructions  et à leur qualité d’habiter. Définir un nouveau mode d’habiter s’inscrit dans le prolongement  des recherches et réalisations expérimentales de la deuxième moitié du XXème siècle dont les cités radieuses de Le Corbusier, Habitat 67 à Montréal de Moshe Safdie,  les immeubles de Renaudie à Ivry, Ville tanneuse, Givors et Grenoble témoignent avec intérêt. Beaucoup de travaux ont été réalisés sur cette thématique, pourtant pour la majorité d’entre eux, les projets de logements proposés aujourd’hui s’en inspirent peu et présentent  une distribution de pièces sans se préoccuper de l’identité du quartier, des espaces extérieurs, de l’ensoleillement, de la transparence, du volume mis en scène et de la polyvalence des usages.

Au-delà de la composition urbaine et architecturale, prenant en compte les aspirations des habitants et les ambitions de qualité urbaine, paysagère et architecturale, garant du souhait d’habiter en ville, les propositions devraient donner envie aux habitants des maisons individuelles de la grande périphérie de revenir en ville.

Nous proposons donc de travailler dans cet esprit, sur les transformations induites par la densification  qui nous paraît inéluctable de la ville. Il  s’agira alors  de concrétiser la réflexion sur le quartier d’Encagnane.

 

Pourquoi Encagnane ?

Dans les années 70, la ville d’Aix affirme sa politique d’extension et décide ainsi la construction de ce qui sera  le début de l’évolution de la ville moderne. Encagnane se situe  à proximité immédiat du centre ville. La ZAC Sextius Mirabeau, le dernier grand projet urbain aixois situé entre Encagnane et le centre-ville  historique, avait à l’origine, comme objectif de relier la ville ancienne à la ville  moderne, il n’en fut rien !

Ce quartier d’Encagnane composé  en grande partie d’ensemble d’immeubles sociaux, cumule les  handicaps liés à sa situation géographique proche des autoroutes et à sa composition sociologique trop uniforme.

Sa conception urbaine est toutefois de qualité et suffisamment ouverte pour favoriser une évolution qualitative si l’on prend la peine de s’y investir. Les recherches porteront  sur :

•        La  connexion du quartier au reste de la  ville et notamment avec le centre ville ancien.

•        Un nouveau maillage entre les bâtiments : gestion de la voiture, des espaces verts, des circulations piétonnes.

•        La diversification des fonctions  qui peut induire le changement de destination  d’immeubles existants.

•        La requalification de certains  immeubles  existants : creuser, étendre, gonfler, surélever.

•        La prise en compte de la proximité des autoroutes et le traitement des nuisances.

•        La création de nouveaux bâtiments.

Cela pourra être l’occasion de proposer de nouvelles façons d’utiliser les espaces : création d’espaces extérieurs et verts en hauteur qui induiraient  un nouveau mode d’utilisation du logement ; Imaginer un autre concept  de logement (ce qui ne veut pas dire travailler de nouveaux appartements dans le détail), utiliser la mutualisation  de certains  services …

Cette volonté de requalifier ce quartier aurait pour effet d’y introduire une nouvelle mixité sociale mais également économique et culturelle si l’on y associe les lieux d’activité, de loisirs, des équipements culturels et d’enseignement, etc.

Les lauréats de l’Atelier Urbain AIX 2040 édition 2015

Après une semaine de travail à la Fondation Vasarely, l’édition 2015 de l’atelier urbain AIX 2040 a pris fin le samedi 18 Avril 2015. Le jury, présidé par Francis Ampe, a désigné le projet « Aix is Diagonal » comme lauréat de l’Atelier urbain.

Photo groupe 3

Le jury était composé de :

Président : Francis Ampe, ingénieur urbaniste
Conseiller auprès du Comité d’évaluation et de suivi de l’ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine)

Jacques Fradin, architecte, président de Devenir

Personnalités invitées

  • Michèle Barral, présidente de la fédération des CIQ (Comité d’intérêts de quartiers)
  • Pascal Clément, architecte, Devenir
  • Valérie Decot, président du Syndicat des architectes des Bouches du Rhône
  • Florence Paret-Micheletti, architecte, Devenir
  • Daniel Rennou, architecte ABF, Devenir
  • David Rosanvallon, architecte, directeur développement, investissement et maîtrise d’ouvrage de Famille et Provence
  • Pierre Vasarely, Président de la Fondation Vasarely

Programme

• Samedi 11 avril

14 H à 17 H : Accueil des candidats

Présentation du programme et du fonctionnement de l’Atelier

Constitution des groupes

• Dimanche 12 avril

10 H à 13 H : Visite du site d’étude à vélo

13 H à 15 h : Pique nique

• Lundi 13 avril au Vendredi 17 avril

9 H à 21 H : Travail en groupes

Pendant la semaine, conférences et interventions de professionnels

en appui aux participants

• Samedi 18 avril

9 H à 16 H : Audition des groupes par un jury composé d’élus, de décideurs locaux, de responsables d’associations, d’universitaires

17 H à 19 H : Synthèse et Débat

19 H : Buffet musical

 

Trois conférences ont eu lieu durant cette semaine à la Fondation Vasarely :

– le lundi 13 Avril à18h : en partenariat avec EDF, conférence de Monsieur Rodolphe MICHEL, de la Smart Lighting Alliance (SLA), sur le LIFI et ses applications sur la ville de demain

– le mardi à 18h : conférence de Monsieur Philippe Labro sur la vision de l’EDF sur la place de l’énergie publique dans la ville intelligente de demain au travers des travaux du Think Tank d’EDF. 

– le jeudi 16 avril, à 18h, en partenariat avec Image de Ville, conférence publique d’Anouk Legendre (Atelier XTU) architecte du Pavillon France de l’Exposition Universelle de Milan 

Le lieu où se déroule l’Atelier

la Fondation Vasarely

Hongrois d’origine, Victor Vasarely (Pécs 1906 – Paris 1997) est surtout connu pour son apport majeur à l’art optique. Parmi ses nombreux axes de recherche figure la volonté d’associer l’art etl’architecture, notamment dans les grands ensembles, par le biais d’oeuvres de très grand format.

A partir de 1966, il élabore le projet d’un centre architectonique rassemblant les deux parties de sonoeuvre, l’une picturale, l’autre théorique.

Un bâtiment entièrement conçu par Vasarely est construit dans la nouvelle ZAC du Jas de Bouffan à Aix, à l’emplacement d’une ancienne bastide, par l’architecte en chef des monuments historiques Jean Sonnier et son associé Dominique Ronsseray. Plus qu’un musée, Victor Vasarely l’envisagecomme un centre expérimental de recherches, creuset réunissant urbanistes, architectes, ingénieurs, sociologues, psychologues et plasticiens. Sorte de réminiscence du projet d’école d’artsappliqués – sur le modèle du Bauhaus – qu’il avait envisagé de fonder dès son arrivée à Paris en1930. La « Cité polychrome du bonheur » est inaugurée en 1976.

La Fondation est constituée de seize alvéoles hexagonales accolées, dans l’esprit de l’architectureorganique qui se développait alors. Vasarely la conçoit comme un centre artistique à plusieurs fonctions: un espace est réservé à l’exposition des «intégrations» monumentales : il s’agit d’exemplesde compositions pouvant être agrandies et intégrées à l’architecture ; la mission pédagogique est assurée par la présentation au public d’une large gamme d’oeuvres ou de projets ; enfin un centre d’échanges sur la création contemporaine organise rencontres, séminaires et colloques.

Cadre utopique et idéal pour l’Atelier Urbain, la Fondation accueillera tous les candidats entourés de professionnels de l’architecture et de l’urbanisme pour une réflexion élargie sur les grands enjeux de la vile de demain.

FondationAix